TRIBUNE LIBRE

Féminisme : entre misandrie et idioties.

9 Janvier 2016 , Rédigé par Oreliane Publié dans #Oreliane

Féminisme : entre misandrie et idioties.
Alors que l'on pensait avoir touché le fond,
"Osez le féminisme" et autres associations
Nous ont offert une magnifique démonstration
De la présence d'une araignée à leur plafond !
Ainsi à Angoulême, haut lieu de la BD,
Ces harpies ont braillé, au nom d'une parité,
Qu'elles n'étaient pas suffisamment représentées,
Pas une dessinatrice, de quoi incommoder. (1)
Qu'importent le talent ou la longévité,
On-ne-ba-di-ne-pas-a-vec-l'é-ga-li-té.
Preuve en est, s'il le faut, que la stupidité
N'est pas l'apanage de la masculinité.
Le gros mot est lâché, il s'agit de sexisme
Voire l'illustration, pour certaines, de machisme,
Une discrimination sous couvert d'élitisme,
Et... la médiocrité portée au paroxysme.
Les donzelles s'étaient par ailleurs illustrées
En féminisant tout un quartier de Paris (2)
Patronymes féminins ont en une nuit fleuri
Les plaques de l'île de la Cité, ainsi châtrée. (3)
Il est vrai que les femmes, dans l'Histoire de France
Ou la littérature, brillent par leur...absence.
S'honorer de vouloir une reconnaissance
Mais tout en niant le mâle, abjecte référence.
Des combats d'avant-garde, d'extrême nécessité,
D'une haute importance, à valeur ajoutée,
Dés qu'il s'agit d'éradiquer l'homme détesté,
Mais qui ne s'émeut point de faits de société.
On n'entend pas leurs furibondes indignations
Sur les femmes de Camy, leur drôle de pétition 
Qui exige des horaires spéciaux de natation,
Une jurisprudence qui ferait exception. (4)
Un communautarisme qui se prétend pudeur
Pour les soeurs de l'Oumma et les femmes musulmanes  
"pour vivre heureux,  vivons cachés" foi ottomane,
Ca ne suscite débat, doucereuse candeur.
On n'entend pas non plus les cris d'orfraies usuels
Quand les femmes sont les victimes d'exactions sexuelles,
Leur lutte pour supprimer le terme "demoiselle"
A amoindri leurs forces, à chacun ses querelles.
Personne pour dénoncer les viols et attouchements
Du nouvel an, pas correct politiquement,
Parce que commis par ceux qu'on appelle des migrants.
Pire, ces mégères excusant leurs crimes flagrants. (5)
Faut croire que les coupables ne sont qu'Européens,
Voilà une notion pour le moins subjective...
Il faudrait donc comprendre la misère affective
De ces Syriens, Maliens et autres Erythréens.
Faut dire que les pancartes "bienvenue réfugiés"
Laissaient penser qu'ils pouvaient lors tout se permettre
Et appliquer les fameux "free hugs" (6) à la lettre,
Leur attribuant un statut de privilégiés.
Nos furies n'étant à une contradiction près,
Pour les horreurs accomplies par des clandestins
Elles les laissent savourer les femmes en festin
Tout en pointant du doigt ,dans un vil à-peu-près,
Les mêmes, responsables de la situation,
Par jupes trop courtes, décolletés, provocations !
Nous avons même eu droit aux conseils de la maire (7)
De Cologne, intimant aux femmes de se tenir
A distance d'un bras de personnes étrangères...
Il aurait mieux valu pour elle de s'abstenir.
Voilà dans leur splendeur, les urgences de ces dames
Les préoccupations de ces très belles âmes
Qui combattent, par ailleur, le FN, si infâme (8)
Quelqu'un aurait un cachet de "padamalgam"?
Si sexisme il y a, quid de la misandrie
Erigée en valeur de l'égalitarisme,
Avéré par ces amazones, leurs minauderies,
Qui voient l'homme au travers d'un androphobe prisme ?
Ah, la modernité, ce si cher progressisme
Au nom duquel les défenses dites élémentaires
Sont vouées aux gémonies, vive le globalisme,
La mondialisation de nations grabataires.
Le féminisme n'est plus qu'une verbale outrance
En exergue, on exalte une féminité
Tout en se faisant chantre de la laïcité
On se gausse de faits d'une moindre importance.
Puisqu'il faut composer avec ce type d'engeance
Tous ces compatriotes, ces ethnomasochistes
Qui sans vergogne, des patriotes, dressent des listes
Il est ce qu'on appelle le vocable "vengeance".
 

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