TRIBUNE LIBRE

Les Bisounours au pays des attentats.

19 Novembre 2015 , Rédigé par Oreliane Publié dans #Oreliane

Les Bisounours au pays des attentats.
Des fleurs et des bougies, des bisous et des coeurs
Et, hardiment brandi, le mot-dièse #mêmepas peur,
Voilà donc l'arsenal pour combattre l'horreur,
Version moderne du "tout est perdu, fors l'honneur".
Pas même un sentiment de colère, de rancoeur,
Rien que résignation, hébétude et torpeur.
La prochaine fois, c'est sûr qu'avec ça, les tireurs,
Avant de s'attaquer au pays du bonheur,
Réfléchiront, de crainte que les flêches d'amour,
Décochées en représailles de leurs exactions,
N'entament leur volonté... ou leur sens de l'humour,
Et, voire, les dissuadent de passer à l'action.
Nul doute que morts de trouille, ils renoncent au projet
D'un califat mondial, s'ils doivent être l'objet
De bisoucailleries de la part des sujets,
Loin de l'image des soixante-douze vierges forgée.
Allah peut être grand mais se fader des femmes
Qui forniquent à tout-va, c'est pas dans le programme
Du fameux saint coran, se dévouer pour son âme
Exige des sacrifices à la limite du drame.
Un catafalque, des câlins et de l'émotion
En réponse à la plus cruelle des barbaries
Pour le coup, il n'y a pas que Dieu qui se rit...
Pusillanimité jusqu'à la soumission.
Du padamalgam au fôpastigmatiser
De nouveau, la rengaine des lobotomisés.
Pensez, le vivre ensemble a pris du plomb dans l'aile,
Sans mauvais jeu de mots, réalité cruelle.
Pensez, la république a été attaquée
Mais pas la France, sans doute, qu'on peut toujours niquer.
Et les non moins fameuses valeurs démocratiques 
Foulées aux pieds par des injonctions coraniques.
"Nous fraterniserons avec les musulmans
Qui exercent leur (pseudo*) religion gentiment."
Dixit une brave dame habitant les beaux quartiers
Qui ne doit pas souvent croiser des niqabées,
Encore moins des barbus, pour lesquels l'amitié
Avec une femme est, comment dire... prohibée.
Quand l'enfer est pavé de bonnes intentions,
Le syndrome de Stockholm dans toute son acception.
En d'autres temps, pactiser avec l'ennemi,
Cela s'appelait de la collaboration,
Maintenant a changé la dénomination,
Et leurs auteurs portent le doux nom de dhimmi.
Parce qu'à force d'inculquer une malsaine repentance,
La colonisation, c'est la faute de la France,
Le passé vu à l'aune de sos-racisme,
On obtient in fine, cet ethnomasochisme.
Le féminitarisme et la boboïtude
Ont installé le chaos et ses turpitudes,
La haine de soi, par extension l'amour de l'Autre 
Et le message "tendre l'autre joue" des apôtres,
L'acmé de l'Europe : le multiculturalisme,
Sous la houlette orwellienne des droits de l'hommisme,
Pour étouffer toute idée de contestation
Et diluer ce qui s'apparente à une nation.
Il faut être naïf, inconscient ou stupide,
En sachant que la nature a horreur du vide,
Pour laisser croître et proliférer sur nos terres
Une idéologie misogyne, mortifère.
Mais selon Cazeneuve "ce n'est pas un délit
De prôner le djihad", on voit le résultat,
Largement applaudi lors de ces attentats,
Le sieur est un habitué de l'eutrapélie.
Le dernier sport en vogue, l'islamo-fellation,
C'est à celui qui fera le plus de courbettes
Par électoralisme, bien plus méchant que bête,
Et surtout qui fait taire toute contestation.
Et après ça s'étonne, ça découvre l'eau chaude
Qu'en France, nikabées et barbus baguenaudent,
S'adonnent au terrorisme, menfin ils sont français
Selon leur Carte Nationale d'Identité,
Nous aurait-on menti de façon éhontée ?
Et dire que certains leur ont lauriers tressés !
Alors tant pis pour cette absence de compassion,
Ce manque d'empathie, cette carence d'émotion,
On a eu beau les prévenir de cet enfer,
Ils l'ont voulu, ils l'ont : leur monde sans frontières.
 

* Note de l'auteur

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