TRIBUNE LIBRE

Les nouvelles péripéties d'un prisonnier en "promenade".

15 Octobre 2015 , Rédigé par Jean Némarre Publié dans #Faits Divers

Évadé lors d'une permission de sortie le 26 août dernier, un détenu s'est offert des vacances sanglantes avant d'être interpellé en Alsace le week-end dernier.

Les nouvelles péripéties d'un prisonnier en "promenade".

Cette nouvelle histoire arrive à peine une semaine après le décès d'un policier de 36 ans, abattu par un multirécidiviste âgé de 24 ans, fiché "S" auprès de la DGSI, en permission de sortie (1). Condamné par les assises du Bas-Rhin à 12 ans de réclusion pour le viol d'une adolescente de 15 ans en avril 2009, Nicolas W., détenu de 32 ans, est non seulement soupçonné d'avoir violé et grièvement blessé de plusieurs coups de couteau une femme de 40 ans qui promenait son chien dans la forêt de Mertzwiller, mais aussi d'avoir agressé un septuagénaire à la hache afin de lui dérober son véhicule durant sa de sa cavale. Selon le parquet, l'homme aurait nié les faits durant sa garde à vue mais "les charges à son encontre sont relativement fortes".

Comme nous l'avions vu ensemble la semaine dernière (1), un prisonnier ayant effectué le tiers de sa peine peut demander des permissions de sortie pour diverses raisons. Dans cette affaire, le parquet de Strasbourg nous apprend que la permission de sortie qui avait été accordée à Nicolas W. par un juge d'application des peines de Nancy avait pour objectif soit de "maintenir les liens familiaux", soit de "préparer sa réinsertion" mais que ce dernier n'était pas en mesure d'expliquer sur laquelle de ces deux bases il avait pris sa décision. Et que cette décision ait été prise par "culture de l'excuse due à une idéologie gauchiste", c'est possible ou pas ? Je demande.

En attendant, le résultat est le même : une femme de 40 ans a dû être transportée par hélicoptère à l'hôpital universitaire de Strasbourg et un homme de 70 ans, laissé pour mort par son agresseur, est toujours hospitalisé plus de deux semaines après les faits, avec une grave blessure au crâne. Les familles de ces victimes, heureusement toujours en vie, pourront remercier la justice laxiste de Christiane Taubira et les juges gauchistes du Syndicat de la Magistrature qui, dans un communiqué intitulé "Haro sur les permissions : en sortir !", rappellent "combien les permissions de sortie sont une nécessité vitale dans un système pénal".

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