TRIBUNE LIBRE

Les péripéties du Nul de Tulle !

3 Juillet 2015 , Rédigé par Oreliane Publié dans #Oreliane

Les péripéties du Nul de Tulle !
Il y a des années au pays de Mouland,
Gouda 1er reçut l’investiture suprême
Et il se plût à croire qu’à coup de propagande
Il forcerait le peuple à lui dire « je t’aime ».
Aussi, fit-il en sorte avant les élections
De caresser une certaine population.
Zomos et zétrangers seraient son coup de cœur,
Tant pis pour les Français, tant pis pour les chômeurs.
Le 6 mai résonna comme une libération
Tant ces gens arboraient drapeaux d’autres nations ;
Ce mélange de couleur, de ce si beau marron,
Multiculturalisme si cher à Mélenchon.
Il était fier Pépère, sous cette pluie battante,
La cravate de travers et les lunettes embuées,
Pas une âme pour sauver son costume détrempé,
La galanterie se perd, la bienséance s’absente.
Aussi, pour redorer son blason défraichi,
A une visite impromptue, il dut se résoudre :
 Merkel en Allemagne,  ce fut le coup de foudre,
Mais son avion, hélas, sans dommages, s’en sortit.
Au gré des mois, entre inaction et inertie,
Sa côte chut malgré ceux à sa cause acquis,
Tous ces laquais serviles, encenseurs de service,
S’évertuant  à  sortir des sondages factices.
Il fallait réagir, et frapper un grand coup :
L’union des invertis à la gloire de Toumou !
C’est qu’il en avait de la gueule ce projet,
Comme une lettre à la poste, cette loi passerait
Et son nom resterait à la postérité.
Que c’est beau de rêver ! Car c’était sans compter
Sur une partie certaine de la population,
Réfractaire au changement de civilisation,
Prôné par Taubira, fille d’indépendantiste
Par ailleurs, mère des lois anti-esclavagistes.
Mimolette 1er si sûr de son succès,
Ne daigna même pas faire un référendum.
Le voilà appliquant, au nom des droits de l’homme
Et de l’égalité, un enfant qui serait,
Dans un couple lesbien, privé de fait d’un père
Et dans un couple gay, sans la présence d’une mère.
Faut dire qu’en socialie, question détournement
De concepts et de langue, « zont » des têtes de gagnants !
Trois manifestations d’une immense envergure
Auraient dû faire plier capitaine et voilure.
Mais faut croire que le bougre marchait à la vapeur,
Pour faire jouer à gazolito le « même pas peur ! »
On les a vus à la manœuvre les robocops
Gazer des mômes, poursuivre des jeunes qui galopent,
 « Dura lex sed lex » dirent les émules d’Ovide
Sauf qu’elle le fut surtout dans l’hémicycle vide,
A main levée, pour démontrer la transparence,
Ou ainsi repérer toute voix de dissidence ?
Je n’ose m’aventurer sur toute supputation
Qui ferait penser à une manipulation…
La loi entérinée pour plaire à un lobby,
Il se permit de croire que tout était fini.
Ça ne faisait que commencer, à son grand dam.
Fleurirent les revendications, tout feu, tout flamme.
Antigones, salopards et le printemps français,
Mères veilleuses et hommens, parmi les tout premiers
Et les derniers venus, ces veilleurs, en silence,
Debout face aux symboles de cette décadence
Avec sans doute en tête le chant de l’Espérance,
Avec sans doute au cœur, courage et résistance.
Toumou envoya donc face aux provocateurs,
Fidèle à son image de parfait dictateur,
CRS et gendarmes pour calmer les ardeurs.
De cet affrontement, il sortit grand vainqueur.
Conforté par cette preuve de son autorité
Il s’y croyait, Pèpère, se prenait à rêver,
Le sous-préfet de Tulle s'imaginait déjà
Au Panthéon, pour l'importance de ses combats.
C'était sans compter sur quelques déconvenues,
Un Dieu vengeur sans doute, qui fit sur lui pluie drue
Ruisseler à chacune de ses apparitions, 
Lorsque ce n'était pas une fiente de pigeon.
Nonobstant ces déboires au niveau de l'image
On doit lui reconnaître une forme de courage
Ou d'inconscience, ou d'innocence pour afficher
En toutes circonstances, sourire et rire benêts.
C'est qu'après Rottweiler et l'affaire des sans dent
Soigneusement dissimulée pudiquement
Par ses affidés, ses fidèles, ses courtisans,
Il a su rebondir, jouant au prince charmant.
Le scooter de l'Elysée fit les gorges chaudes
A soixante ans passés, toujours là en maraude
Toujours là au taquet, ça mérite le respect.
Bon après, si la France a tendance à sombrer
Il ne fait qu'appliquer notre réputation
Les deux pieds dans la merde, il se met à chanter
Et poussins et poulettes s'y joignent à l'unisson.
La canette Najat caquète à l'éducation,
La dinde du Poitou à l'écolo notion
Touraine, pintade santé, au regard de minions
L'oie Taubira qui marche au pas pour la justice,
Des poules mouillées par le cador, en sacrifice?
Deux ans encore à se moquer d'un présiflan
Deux ans encore à supporter ce mal ambiant.
Pépère, si tu savais combien tu es haï
Tu t'abstiendrais de prononcer moult conneries.

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