TRIBUNE LIBRE

Faut-il vraiment se réjouir ?

26 Janvier 2015 , Rédigé par Jean Némarre Publié dans #Europe

Hier, dimanche 25 janvier, le parti radical de gauche Syriza a remporté les élections législatives Grecques. Bien qu'il s'agisse d'un parti euro-sceptique, faut-il vraiment se réjouir de cette victoire ?

Faut-il vraiment se réjouir ?

Certains politiciens Français affichaient aujourd'hui une mine radieuse, un sourire de "winner", certains s'imaginant même devenir le futur Alexis Tsipras Français. C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon qui se dit "disponible" afin de faire "une autre proposition aux Français". Le communiste Pierre Laurent salue "une très bonne nouvelle". Même la présidente du Front National, Marine Le Pen, y va elle aussi de son commentaire et se réjouit de la victoire se Syriza qui est "une gifle monstrueuse affligée par le peuple grec à l'Union Européenne".

Mais tout le monde n'est pas à la fête. C'est le cas de la chancelière Allemande Angela Merkel, qui demande aux Grecques "que les engagements pris soient respectés". Apparemment, la cheffe autoproclamée de l'Europe n'a pas saisi le message envoyé par la Grèce. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que le chantage commence par l'intermédiaire de Manfred Weber, chef du groupe PPE au parlement européen, qui a déclaré que "L'Europe est prête à faire preuve de solidarité envers la Grèce si les engagements pris et les accords sont pleinement respectés. Tous les engagements doivent être remplis".

Bref, aujourd'hui, c'est jour de fête pour les uns, et soupe à la grimace pour les autres. Personnellement, je ne sais pas quoi penser de cette victoire. Certes, le message envoyé à tous les technocrates de Bruxelles est clair, "c'est le peuple qui décide" ! Mais faut-il pour autant se réjouir de la victoire d'un parti immigrationniste d'extrême gauche à l'intérieur de l'espace Schengen où les immigrés, une fois des papiers obtenus en Grèce, pourront circuler librement ? Est-ce bien prudent de se réjouir alors que des communistes on conquis le pouvoir dans un pays européen ?

La victoire de Syriza n'est peut-être pas le signe qu'attendent tous les euro-sceptiques car ce parti n'a pas pour intention ni de sortir de l'Europe, ni d'abandonner l'Euro. Son but est simplement de renégocier la dette pour mettre fin à l'austérité. Personnellement, je n'y crois pas beaucoup car comment redresser l'économie en conservant une monnaie inadaptée qui la plombe ? Syriza a entamé un bras de fer avec l'Union Européenne, mais l'issu de ce combat me laisse perplexe...

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