TRIBUNE LIBRE

On ne fera jamais d’un âne un cheval de course...

17 Octobre 2014 , Rédigé par Jean Némarre Publié dans #Politique

... et ce, peu importe les moyens que l'on utilise. Najat Vallaud Belkacem a déclaré la guerre : feu à volonté sur l'instruction !

On ne fera jamais d’un âne un cheval de course...

Voici la dernière lubie de la Marocaine du gouvernement : faire davantage peser les indicateurs sociaux et territoriaux dans la répartition des postes dans les écoles primaires et moduler les moyens en fonction des résultats scolaires des élèves. Comme d'habitude, il est inutile de réfléchir plus d'une minute pour trouver où vont partir toutes les subventions. Pour ceux qui n'auraient pas encore trouvé, remplacez "indicateurs sociaux" par "issu de l'immigration" et "territoriaux" par "cités" ou "quartiers".

La ministre de l’Éducation Nationale ne s'est apparemment pas encore rendu compte que la grosse majorité de ceux que ses amis et elle appellent "les jeunes" n'en ont rien à faire de l'école. Quant à l'infime minorité pour qui ce n'est pas le cas, elle se donne les moyens de s'en sortir et de réussir, peu importe l'endroit où elle vit ou l'origine de ses parents. En gros, ce que préconise la benjamine du gouvernement Valls, c'est de retirer l'argent à ceux qui réussissent pour le redistribuer à ceux qui ne font rien pour. Ainsi, en abaissant les financements des académies qui réussissent le mieux, le gouvernement pourra doucement les ramener au même niveau que celles qui sont le repère des cancres.

Autre débat en cours : l'arrêt du système de notation chiffré car, comprenez-vous, il ne faudrait pas que les élèves moins bons se sentent dévalorisés par rapport à leurs camarades qui eux, se donnent les moyens d'obtenir de bonnes notes. Du temps où j'étais à l'école, les notes servaient de vecteur à une saine compétition : tu as eu une meilleure note que moi ? Attends le prochain contrôle, je vais te mettre la pâté ! Et tous ensemble, nous nous tirions vers le haut afin de réussir à avoir une meilleure note que notre voisin. De mon temps, lorsqu'on échouait, c'est que l'on n'avait pas assez révisé sa leçon et en plus de la mauvaise note, nous avions droit aux remontrances du professeur. Mais aujourd'hui, si un élève ne réussit pas, ce n'est pas de sa faute mais pour qu'il ne se sente pas mal, il faut ramener les autres élèves à son niveau. C'est grâce à ce nivellement par le bas que de nos jours, à dix-huit ans, la plupart des jeunes ne savent pas écrire convenablement le Français.

Bref, vous l'aurez compris, toujours dans le but de ne pas stigmatiser les mêmes, l’Éducation Nationale tire nos enfants vers le bas et il faut nous en inquiéter car si "on ne fera jamais d’un âne un cheval de course", il est possible de faire d'un cheval de course, un âne...

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